
AU SOMMAIRE CE MOIS-CI
- Éditorial
- Iconodule
- Contre la légion, l’unification intérieure
- De l’impasse à l’autoroute
- Informations régionales
- Méditations du Rosaire
Pour lire l’ensemble du Bulletin mensuel de votre région et rejoindre la grande famille du Rosaire et des dominicains, il faut vous abonner !
Pour en savoir plus et prendre contact, cliquez-sur le bouton ci-dessous
Une ancre dans le ciel
Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! En cette année jubilaire de l’espérance voulue par le pape François, il n’y a pas de vérité plus importante. Dans l’Écriture Sainte, c’est évident : « Si c’est pour cette vie seulement que nous avons espéré dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15, 16-19). Notre espérance est donc arrimée au Christ ressuscité, promesse de notre propre résurrection : « Continuons à affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis » (Hb 10, 23) C’est cette promesse qui enracine en nous la conviction d’être des « étrangers et passagers sur cette terre » (1 P 2, 11). Non pas que la terre soit condamnée à n’être qu’une vallée de larmes, ou qu’il faille mépriser notre époque et nos contemporains. Mais nous sommes faits pour le Ciel.
Dans les difficultés, il nous faut avec le Cardinal Journet « jeter notre espérance comme une ancre dans le cœur de Dieu, et tirer très fort sur la chaîne. » Ce n’est d’ailleurs rien d’autre que l’enseignement de l’épître aux Hébreux : « En elle [l’espérance] nous avons comme une ancre de notre âme, sûre autant que solide, et pénétrant par-delà le voile, là où est entré pour nous Jésus, en précurseur. » (Hb 6, 19).
Notre espérance est une ancre dans le Ciel. Celui qui a déjà navigué le sait : lorsqu’on jette l’ancre pour passer la nuit au mouillage, on ressent quand même les vagues qui font tanguer le bateau, au point parfois d’en avoir la nausée. Mais on est certain alors de ne pas dériver, et de ne pas faire naufrage. C’est cela l’espérance chrétienne : elle ne supprime pas les remous de la vie, tout baptisé ne le sait que trop bien ; mais elle donne la ferme assurance qu’on ne fera pas naufrage, et qu’un jour le Christ nous attendra au port. Bonne fête de Pâques dans l’espérance !